PAROLES
Elle était danseuse à l’opéra,
Une ballerine légère,
Elle m’a touché du bout des doigts,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
Je n’avais plus confiance en moi,
Je ne regardais qu’en arrière,
L’avenir m’a ouvert les bras,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
Elle a posé ses yeux sur moi,
Sur moi qui n’était que poussière,
Sur moi qui n’y croyais pas,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
La chaleur de sa douce voix,
A su libérer mes misères,
A su guider chacun de mes pas,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
Quand elle a dansé ce soir-là,
Tout s’est arrêté sur la Terre,
J’ai fait le vide autour de moi,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
J’avoue que je ne croyais pas,
Qu’il existait dans l’univers,
Autre chose qu’un monde froid,
Et j’ai plongé dans sa lumière,
Dans sa lumière,
Je sais qu’elle est bien loin déjà,
Qui peut m’expliquer ce mystère ?
Elle danse encore autour de moi,
Je la revois dans sa lumière,
Dans sa lumière.
Composer une chanson,
Dans un coin de son salon,
En se disant l’air de rien,
Que ce sera le tube de demain
Rechercher la phrase parfaite,
Qui fera pleurer la planète,
Ou qui fera rigoler,
Les copains de ton quartier,
(Un jour, je serai célèbre,
Mais, je sais, c’est pas gagné !)
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs,
Vivre au quatorzième étage,
C’est loin d’être un avantage,
Ça devient de la haute montagne,
Dès que l’ascenseur est en panne,
Cent cinquante marches à descendre,
Tu m’étonnes que j’appréhende,
Et autant à remonter,
Alors je voudrais m’évader, m’évader,
(Ohé ! Ohé !)
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs,
Avoir un gros chien qui dort,
Qui se réveille et hurle à la mort,
Face au chat qui lui a volé,
Son doudou dans son panier,
Ils se pourchassent en courant,
Dans mon petit appartement,
Et surtout ça mange un max,
Même les pieds de mon relax,
(Mais ils ont attaqué le relax, là,
faut arrêter, hein! Faut arrêter)
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs,
Regarder un téléfilm,
En mangeant dans sa cuisine,
Avec une oreille collée,
Au mur du voisin de palier,
Écouter tous les potins,
Discuter de tout, de rien,
Faut descendre la poubelle,
Ou faire la vaisselle de la veille,
(Écouter tous les potins,
Écouter tout !)
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs,
Dans ma cité, il y a de la verdure,
Regarde bien entre les voitures,
Tu verras peut-être un platane,
Et un laurier-rose infâmes,
Des cyprès à moitié morts,
Avec le vent, ils bougent encore,
Combien de brins d’herbe dans la pelouse ?
Alors, je vais dire… douze,
Sinon ça rime pas avec « pelouse »,
Mais en vrai il y en a onze,
J’ai compté… Onze !
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs,
J'ai beau avoir un amour fou,
Pour ma zone et ma banlieue,
Parfois je me dis qu’après tout,
Ailleurs c’est peut-être mieux,
(Ailleurs c’est peut-être mieux)
Si tu danses dans ton salon,
Sur le tempo de ma chanson,
C’est que mes couplets, mes refrains,
Auront fait leur bout de chemin,
Quelques mots, une rengaine,
Venus d’une banlieue lointaine,
D’où je me serais évadé,
On peut toujours rêver,
(Rêver, rêver)
Laissez-moi m’imaginer,
Que je serai ce chanteur,
Qui aura su s’en aller,
Vers des horizons meilleurs.
Le ciel a perdu sa couleur,
Je n’entends plus battre mon cœur,
Je ne peux pas,
Vivre sans toi,
La nuit envahit notre histoire,
Et je m’éveille dans le brouillard,
J’ai dû rêver
De l’été dernier,
Il me reste les rêves,
D’un été qui s’achève,
Un amour s’est posé,
Pour une éternité,
M’a fait connaître la joie,
D’appartenir à quelqu’un,
De faire à deux le chemin,
En ne craignant plus le froid,
L’été a perdu son parfum,
Les ronces ont tué le jardin,
Le vent me glace,
Les années passent,
Et le temps s’installe entre nous,
Je ne t’ai pas revue beaucoup,
Tu fais ta vie,
Loin de ma vie,
Il me reste les rêves,
D’un été qui s’achève,
Un amour s’est posé,
Pour une éternité,
M’a fait connaître la joie,
D’appartenir à quelqu’un,
De faire à deux le chemin,
En ne craignant plus le froid,
Et ma vie sans toi n’est plus rien,
Si je suis seul face au destin,
Il me reste les rêves,
(C’était donc éphémère)
Et l’été s’achève,
(Avec sa part de mystère)
Un amour s’est posé,
Pour une éternité,
M’a fait connaître la joie,
(Et ce soir, qu’est-ce qu’il en reste ?)
Il en reste un chagrin,
Chacun sur son chemin,
À la merci du froid.
Elle pleurait toute seule,
Sur un banc, dans l’ombre, seule,
Isolée du monde,
Elle n’avait pas les codes,
Elle ne comprenait plus les modes,
Perdue dans la ronde,
Le futur incertain,
Et la peur du lendemain,
Ça ne fait pas rêver ,
Et depuis quelques temps,
Plus personne sur ce banc,
Où est-elle passée ?
Elle n’avait pas de chance,
Elle ne conduisait pas la danse,
Se méfiait du monde,
Tant de lettres envoyées,
Tant de temps à espérer,
Que quelqu’un réponde,
Des années à attendre,
À se battre, à se défendre,
A courir partout,
Cultiver la poussière,
Et récolter la misère,
Encaisser les coups,
Elle pleurait toute seule,
Sur un banc, dans l’ombre, seule,
Isolée du monde.
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Parmi mes jours passés, je sais,
Qu’il y a eu quelque chose,
Quelque chose qui m’a marqué,
Une période rose,
Une pause dans l’éternité,
Une histoire,
Notre histoire,
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Quelques regrets,
Et les jours ont passé, je sais,
Reste-t-il quelque chose,
De cette prose inachevée,
De cette période rose,
Je dépose quelques regrets,
Sur cette période rose,
Notre histoire,
Je dépose,
Quelques regrets,
Je dépose,
Quelques regrets,
Je dépose,
Quelques regrets,
Je dépose,
Quelques regrets,
Parmi mes jours passés,
Parmi mes jours passés,
Il y a eu quelque chose,
Et puis plus rien.
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